l’Artisanat Traditionnel Islamique
- LaHuppe

- il y a 3 jours
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André Paccard a publié en 1981 un ouvrage en deux volumes intitulé Le Maroc et l’Artisanat Traditionnel Islamique dans l’Architecture
L’ouvrage est une encyclopédie qui décrit les techniques artisanales (zellige, bois sculpté, plâtre, pierre) et les savoir‑faire des artisans marocains, en lien direct avec la culture islamique du pays.
Nous en possédons, au riad Toyour, un exemplaire des deux tomes : achetés à leur sortie, dans ma passion de jeunesse pour cet artisanat et de ses symboles projetés dans l'inconscient de ce lieu et de ses habitants.
Il est possible aux amateurs et à nos voyageurs de demander à le consulter.

Deux volumes (516–582 pages) illustrés en noir et en couleur, édité par Atelier 74 (Annecy, France).
L’ouvrage couvre l’ensemble du pays et détaille les pratiques traditionnelles de l’architecture islamique, en mettant l’accent sur les matériaux locaux et les techniques de construction
Il est considéré comme une référence pour les chercheurs et les passionnés d’architecture islamique, et est souvent cité dans des revues spécialisées.
La première édition date de 1981 ; une troisième édition a également été publiée
L’ouvrage est disponible dans plusieurs bibliothèques et librairies spécialisées.
Des exemplaires rares sont parfois proposés sur des plateformes de vente de livres d’occasion
Paccard cherche à documenter les techniques, les métiers, les formes et la logique spirituelle qui sous-tendent l’art architectural islamique au Maroc.

Le livre défend l’idée que l’artisanat traditionnel n’est pas un simple décor ajouté à l’architecture, mais une dimension constitutive de celle-ci.
Pour les maîtres artisans, le beau relève presque de la louange et de l’invocation, et l’art a une portée sacrée.
L’ouvrage montre aussi que la transmission du savoir repose sur une chaîne d’apprentissage très précise, fondée sur la patience, l’observation, l’exécution progressive et la maîtrise du geste.
Le premier volume traite de l’introduction, des habitations, des lieux de prière, des tracés régulateurs, de la calligraphie et de la terre.
Le second volume aborde la pierre, le gebs, le bois, le métal, l’eau, la lumière, ainsi que des appendices.
Cette structure montre que Paccard ne sépare pas le bâti des matières qui le composent, ni la fonction religieuse de l’expression artistique, et met en avant la place des *maâlems*, les maîtres artisans, et de toute une hiérarchie d’apprentis et d’ouvriers spécialisés. On y trouve notamment le zellige, le gebs, les mouqarnas, le zouaq, la dinanderie, la calligraphie et la ciselure.

Il y a aussi une dimension patrimoniale et politique : Paccard est décrit comme ayant travaillé à la restauration et à la construction de monuments, en lien étroit avec les artisans et avec l’accès à des lieux habituellement fermés.
L’apport majeur du livre est documentaire : il réunit une masse exceptionnelle d’images, de descriptions et de témoignages d’artisans, ce qui en fait une source de référence sur l’architecture marocaine. il propose de lire l’architecture islamique marocaine comme un art total, où l’esthétique, la technique, la spiritualité et l’organisation sociale se répondent.
Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture https://www.goodreads.com/en/book/show/26229797-le-maroc-et-l-artisanat-traditionnel-islamique-dans-l-architecture
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