Le sac en plastique sera-t-il éradiqué du Maroc?


Le sac en plastique, tristement célèbre peste du Maroc sera (je l'espère) éradiqué, après que le gouvernement ai adopté une loi interdisant la fabrication, l'importation et l'utilisation de sacs en plastique.

Le projet de loi n 77-15 présenté par le ministère de l'Industrie, porte sur l’interdiction de la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation des sacs en plastique sur le territoire marocain. Il a été adopté à l’unanimité, en séance plénière, par la Chambre des représentants Bien que la législation vise les sacs en plastique habituellement offerts dans les souks ou les supermarchés, d'autres types de sacs sont limités. Les sacs destinés à l'usage agricole ou industriel, la collecte des ordures, sacs isothermes ou congélateur seront désormais utilisés dans des conditions strictes qui interdisent l'utilisation "à des fins contraires à ce qui motivent leur production". Cependant, des cyniques émettent de sérieux doutes : ils ont une certaine logique historique de leur côté. La première tentative d’éradication pour réduire l'utilisation de sacs en plastiquea été faite en 2009, sans grands succès… Le décret ministériel publié en Septembre 2009 interdit la fabrication et l'utilisation des sacs de plastique noir qui jonchent les rues, les campagnes et les plages à travers le Maroc. Le décret impose des normes obligatoires (épaisseur et la qualité du plastique utilisé, l'impact sur l'alimentation, recyclage, etc.) qui devait être respecté par les producteurs ou importateurs de sacs en plastique.


Puis en 2011, un projet de loi sur l'utilisation des sacs en plastique dégradables et biodégradables a été adoptée le 16 Juin. Cela visait à limiter la consommation de sacs en plastique au Maroc. La nouvelle loi de 2011 a été mal accueillie par les fabricants qui ont fait valoir que la modification de leur processus de fabrication pour faire des sacs dégradables et biodégradables nécessiterait d'énormes investissements. Pour se conformer à la loi, un fabricant-industriel devra investir entre 500.000 et 1,3 millions de dirhams. Le viol de la loi pourrait cependant entraîner des amendes allant de 500.000 entre 10.000 et DH. Cependant, aucune preuve de poursuites n’a pu être trouvée à ce jour. Le choix du type d'emballage, papier ou en plastique, reste délicate. Selon une étude publiée par The Economist "le sac en plastique consomme 18% moins d'énergie et moins de 3% de la quantité d'eau utilisée pour fabriquer un sac de papier. Les sacs en plastique généreraient 80% moins de déchets que les sacs en papier tandis que le recyclage nécessite 91% moins l'énergie. " Malheureusement, l'analyse est contestable car l'étude a été commandée par Greenberry, un fabricant de sacs en plastique! Une campagne nationale de sensibilisation, «Maroc sans sacs en plastique", a eu lieu en Octobre 2012 pour sensibiliser les Marocains sur le danger des sacs en plastique pour l'environnement et la nécessité d'utiliser d'autres alternatives. La campagne, parrainée par une association locale, "Mawarid", visait à sensibiliser le public aux problèmes posés par les sacs en plastique non biodégradables et à promouvoir auprès des détaillants et des consommateurs environnement des alternatives durables pratiques.


En Juillet 2013, le ministère marocain de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement a lancé un programme de 8,2 millions $ pour lutter contre les sacs en plastique en produisant et distribuant 3 millions de sacs en tissu dans 26 villes pilote : malheureusement peu ont été vu utilisé depuis. Au Maroc, quelque 26 milliards de sacs en plastique, ou 900 sacs par habitant sont consommés chaque année, faisant du royaume le deuxième plus grand consommateur au monde, après les Etats-Unis avec 380 milliards de sacs par an. Vient ensuite la France (17 milliards) et l'Algérie (6 milliards). En moyenne, les sacs en plastique sont utilisés pour 12 minutes, mais ils prennent entre 100 et 400 ans à se dégrader - certains disent bien plus, car les morceaux deviennent invisibles mais restent nocifs. Ce que le gouvernement fait est bien, mais les gens ont un rôle fondamental à jouer pour rendre l'environnement plus propre et plus sûr pour tout le monde : rien ne sera fait sans un changement de mentalité, qui ne fonctionnera que s'il est initié de force, comme à Singapour ou au Kenya (amendes obligatoires très importantes, voire prison…).

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